Financer des travaux : vaut-il mieux mettre de l’apport de côté ou emprunter plus?

La maison qui vous a tapé dans l’œil a besoin d’un bon coup de jeune pour être habitable. Se pose alors un dilemme : intégrer les travaux dans le prêt ou les financer avec son apport.

Quand inclure les travaux dans le prêt immobilier ?

Si vous faites de l’investissement locatif

Que vous optiez pour la location vide ou la location meublée, vous pouvez déduire les travaux de réparation, d’entretien et d’amélioration de votre revenu imposable. Ceux-ci peuvent même générer un déficit qui vous permettra de réduire votre impôt sur le revenu.

Si vous êtes éligible au prêt à taux zéro

Ou plus exactement, si vous êtes éligible au prêt à taux zéro et que le montant des travaux atteint 25 % du prix d’achat. Comme vous ne payez pas d’intérêts sur une fraction du crédit, celui-ci vous reviendra moins cher finalement.

Si vous n'avez plus d'apport après l'achat

En effet, vous ne pourrez pas solliciter un deuxième crédit pour financer les travaux, et il est donc primordial de les inclure dans le prêt initial.

Quand financer les travaux avec son apport ?

L’apport personnel doit représenter au moins 10 % du prix d’achat et sert à financer le paiement des frais annexes (frais de notaire et de garantie, par exemple). Vous pouvez prévoir un montant supérieur, si votre capacité d’emprunt est un peu juste au regard de votre taux d’endettement, ou pour diminuer la durée du prêt et bénéficier ainsi d’un meilleur taux.

Si au contraire, vos revenus vous permettent déjà d’emprunter dans de bonnes conditions avec un apport à 10 %, vous avez tout intérêt à financer les travaux avec votre épargne. Vous éviterez ainsi de payer des intérêts et de l’assurance de prêt sur le capital emprunté supplémentaire. En plus, vous ne serez pas obligé de présenter les devis à la banque pour débloquer les fonds au fur et à mesure du chantier.