Nous sommes ici à quelques pas de Jules Joffrin, tout près de la mairie du 18e arrondissement de Paris. Niché au fond d’une petite cour pavée d’un calme olympien, ce 55 m² ne se situe pas dans un immeuble, mais au premier étage d’un édifice charmant aux allures de maisonnette. Une configuration atypique qui a suscité un vif coup de cœur chez Léa et Emmanuel, après trois mois de recherches infructueuses en quête d’une perle rare à acheter.

“Il nous semblait plus judicieux d’investir dans la pierre plutôt que de continuer à payer un loyer. D’autant que nous aurions eu à débourser 700 à 800 euros par mois, chacun, pour avoir plus grand.”

Nous vivions ensemble depuis déjà plusieurs années”, explique Léa, 28 ans, qui travaille au sein d’une start-up d’assurance. “Mais après trois ans de location dans un 28 m² à République, il nous semblait plus judicieux d’investir dans la pierre plutôt que de continuer à payer un loyer. D’autant que nous aurions eu à débourser 700 à 800 euros par mois, chacun, pour avoir plus grand.” Une décision d’acheter qui a pu être concrétisée, aussi, grâce à leur entrée dans la vie active. “Auparavant, nous étions étudiants donc la question ne se posait pas.” 

Astuce côté finances :

Lorsqu’on ne bénéficie pas d’un apport familial : anticiper et se serrer la ceinture pour renforcer son apport. "Comme notre loyer ne nous coûtait que 400 euros par mois chacun, nous avons pu économiser pour bâtir ce projet”, explique Emmanuel, 29 ans, qui fait partie de l’équipe Virgil. “Après trois ans dans cet appartement, nous avions envie de plus d’espace et, surtout, d’un lieu de vie à nous, que nous pourrions aménager à notre image.” 

"Nous ne savions pas combien nous pouvions emprunter, puisque nous n’avions jamais fait ces démarches auparavant."

Avant de se lancer, le couple partage les craintes financières communes aux futurs primo-accédants : l’engagement financier sera-t-il trop lourd à assumer? Tout était très flou : nous ne savions pas combien nous pouvions emprunter, puisque nous n’avions jamais fait ces démarches auparavant”, explique Emmanuel. “Mais après plusieurs simulations effectuées sur des sites comme Pretto, nous nous sommes rendu compte qu’en prenant en compte l’apport personnel constitué, nous pouvions emprunter de quoi acquérir un bien entre 500 000 et 600 000 euros.” Un cadre financier confortable qui a suffi à motiver le couple.

Étape suivante : se lancer en quête d’un appartement dans lequel se projeter quelques années — une tâche souvent ardue en métropole. 


Calme et lumineux, l’appartement devait impérativement se situer dans Paris intra-muros. Léa et Emmanuel entament alors leurs recherches sur Internet afin d’avoir un aperçu des biens disponibles sur le marché, et de comparer les différences de prix d’un quartier à l’autre. 

“Nous avons commencé par explorer plusieurs arrondissements avant de cibler le 18e. Le quartier, bien desservi, est aussi à deux pas de nos centres d’intérêt et de la plupart de nos amis”, explique Léa. “Actuellement, le prix au mètre carré y atteint 10 000 à 11 000 euros, ce qui nous permettait de cibler une surface satisfaisante.” 


"Nous avons décidé d’optimiser nos efforts en visitant peu, mais “bien”, en effectuant une vraie sélection en amont."

Après les repérages virtuels, place aux visites physiques, souvent exigeantes en termes de réactivité et de disponibilité pour deux jeunes actifs aux agendas bien remplis. “Les premières visites ne correspondaient pas à ce que nous cherchions”, se souvient Léa. “Comme cela devenait chronophage et que nos plannings nous laissaient peu de disponibilités, nous avons décidé d’optimiser nos efforts en visitant peu, mais “bien”, en effectuant une vraie sélection en amont.” Leurs critères : un appartement atypique d’une cinquantaine de mètres carrés, perché au dernier étage d’un immeuble situé dans une rue peu passante ou une cour pour être au calme.

Deux mois et demi plus tard, ils poussent la porte de ce 55 m² qui coche, à leurs yeux, toutes les cases. C’est le coup de cœur et ils décident de faire une offre. 

Afin de consolider leur achat, il leur a ensuite fallu remporter un prêt de 500 000 euros qui compléterait l’apport personnel réalisé grâce à leurs économies de loyer. “Sur les conseils d’un couple d’amis qui venait d’acquérir un bien, nous avons consulté notre banque en ligne, Boursorama, qui nous a proposé un prêt à un taux imbattable : moins de 1 % pendant 25 ans”, raconte Emmanuel. “La demande a été réalisée sur Internet en l’espace de 30 minutes ! Simple, rapide, efficace et très pratique, puisque nous n’avons pas eu besoin de redomicilier nos comptes.

"Il était important pour nous de prendre le temps de bien nous informer, et de pouvoir également approcher des banques par nous-mêmes pour faire jouer la concurrence."

Et d’ajouter : “À l’origine, nous voulions faire appel à un courtier, comme on le conseille souvent lors d’un premier achat immobilier. Mais il était important pour nous de prendre le temps de bien nous informer, et de pouvoir également approcher des banques par nous-mêmes pour faire jouer la concurrence. Comme ce n’était pas possible aux yeux du courtier, nous avons choisi d’avancer seuls. Et finalement, nous nous sommes rendu compte que nous ne pourrions pas avoir d’offre plus intéressante que celle de notre banque.” 


Après la validation du prêt, obtenu trois semaines après la promesse de vente, la date de la signature a dû être décalée d’environ un mois à cause du premier confinement. “Comme le contexte sanitaire était toujours tendu au moment de la signature de l’acte de vente, les vendeurs avaient établi une procuration”, explique Emmanuel. “Nous avons effectué la contre-visite du bien juste avant la signature puis nous sommes allés récupérer les clefs le jour-même !”

"Modulable, l’appartement offre de nombreuses possibilités d’aménagement qui nous permettent de nous y projeter sur le long terme.

Si ce nouveau lieu de vie était habitable en l’état, le couple a effectué quelques travaux de peinture avant de se lancer dans une rénovation de plus grande envergure. “Modulable, l’appartement offre de nombreuses possibilités d’aménagement qui nous permettent de nous y projeter sur le long terme”, confie Léa. “Nous prévoyons d’optimiser les volumes de cet espace atypique. Deux pièces vont notamment être permutées : la salle de bains et les WC. Plus tard, nous réfléchirons à la façon d’aménager les combles, qui nous appartiennent, pour créer une mezzanine supplémentaire. Ou bien, au contraire, de les supprimer pour augmenter les volumes de la chambre.” 

Cerise sur le gâteau : si le rez-de-chaussée de cette maison se libère, le couple aura l’opportunité de doubler la superficie. À suivre ! 


Copyright : Pauline LeGoff