Abel & Sophie


Abel et Sophie, c’est ce couple peace qui force le destin à coup de planification. Comme cette belle-sœur sur-organisée qu’on jalouse un peu quand elle propose des week-end de rêve alors qu’on a du mal à penser à notre brosse à dents. Leur force tranquille, ils l’ont mise au service de l’achat de leur loft et réussi l’exploit d’acquérir un bijou dans les arrondissements extérieurs de Paris avec un apport quasi inexistant.

La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont accepté de partager leur méthode avec nous. 

Excel est ton ami


Après 6 ans de vie de couple, dont 2 en cohabitation dans un 3 pièces du 11e arrondissement de Paris, l’envie d’investir et un loyer assez élevé les incitent à lorgner du côté de la propriété. Tous les deux en CDI, lui dans la finance et elle dans le luxe, leur statuts professionnels le leur permettent. Ils rassureront les banques.

On est fin 2019 : « notre loyer était relativement élevé. En trois simulations, on se rend compte qu’on pouvait avoir plus grand, pas très loin, en étant propriétaires », résume Abel.

Seule ombre au tableau, qui pourrait se révéler bloquante, leur modeste apport.


Leçon numéro 1 : savoir où l’on va

Abel commence alors à étudier le marché et plus précisément l’état des biens potentiels et débute les visites juste avant le 1er confinement . Côté emprunt, leur apport modeste et le crédit étudiant non soldé de Sophie font planer le doute sur le montant qu'ils pourraient viser, tant celui varie d'un simulateurs à l'autre.

Or se lancer dans l’achat sans connaître ses moyens, c’est un peu comme courir un marathon les mains attachées dans le dos, c’est épuisant.

En rencontrant Virgil, déniché sur les Internets, ils voient la lumière et avec, une solution, le co-investissement. Ils affinent leurs recherches avec une capacité d’emprunt maintenant précise en tête et de quoi prouver leurs dires auprès de leurs différents interlocuteurs : agences ou propriétaires. 


Leçon numéro 2 : définir ses priorités 

Mais, c’est là que les Athéniens s’atteignirent : le président Macron annonce un confinement strict pour cause de pandémie mondiale. Le champ des possibles se réduit à des visites en zoom. Ils n’en définissent pas moins des critères très précis dont une étoile du berger : être installés sur la ligne 3. Car Sophie et Abel sortent dans l’Est parisien, travaillent en plein centre.

Autres impératifs incontournables à leurs yeux, pouvoir accueillir leurs parents habitant hors de Paris et pouvoir recevoir les copains sans déranger les voisins.

Sophie résume : « avec ces critères en tête, on s’est vite dit que Paris allait être compliqué donc a cherché dans les arrondissements extérieurs, dont ceux du terminus de la ligne 3 en direction de Gallieni ».

Pendant le confinement, ils visent virtuellement 6 ou 7 biens. Sans trouver chaussure à leur pied.


Leçon numéro 3 : aligner les astres

Le 12 mai 2020, le lendemain du premier déconfinement, ils ont rendez-vous avec un loft à Bagnolet. Ce sera le bon. À la sortie de la visite, ils font une offre.

« 83m2, une surface au sol de 103, à 8 minutes du métro Gallieni, à quelques pas du centre-ville de Bagnolet pour 6000€ du m2. 30m2 de pièce à vivre, presque aucun travaux, au premier et dernier étage. Quatre fenêtres dans le salon et des voisins sur le flanc gauche uniquement », s’enthousiasme Abel.

L’appartement répond à tous leurs critères. Ils n’hésitent pas une seconde, ne négocient pas de peur de voir la perle  rare s’évaporer et déroulent leur impeccable plan.

Sophie raconte : « Pour les visites, on avait téléchargé un guide de ce qu’il fallait vérifier. On avait aussi des lettres de motivation, l’attestation de Virgil témoignant de notre capacité d’emprunt. On était hyper rodés. »

La vendeuse est échaudée par une précédente vente avortée faute d’accord de prêt. Mais leur dossier est rassurant, leur organisation également. Elle accepte leur offre.  


Leçon numéro 4 : il n’y pas de leçon numéro 4 

Virgil se charge d’interroger les banques. Le bien sera financé par leur apport, les 6% de Virgil et l’emprunt. Du côté de l’emprunt le parcours est sans nuage. Ils craignaient que le prêt étudiant de Sophie ne soit un obstacle, mais Virgil leur permet de l'enjamber.

Le processus notarial prend quelques détours aux virages des vacances d'été, au point de devoir rassurer la vendeuse. Mais après quelques frayeurs, ils signent la promesse de vente mi-juillet 2020, reçoivent une proposition de prêt à un taux d’1,5% qu’ils valident à la rentrée. Ouf.


Chérie, on se marie ?


Ou pas. Pacsés pour l’occasion, ils achètent chacun à hauteur de ce qu’ils remboursent. À la signature de la vente fin octobre, ils lancent trois semaines de travaux accompagnés d’un architecte et financés par l’emprunt pour refaire la cuisine et isoler le salon. Les isolations de l’ancienne parqueterie laissaient filtrer les bruits des voisins. Ils  emménagent fin novembre. Pile pour le second confinement.

Ce qu’on appelle avoir le sens du timing.