Si on se fie aux données des notaires, les prix de la pierre à Paris montent depuis… toujours. En regardant de plus près, on note cependant des pics, des paliers et quelques baisses ponctuelles, dont celle que nous avons vécue en 2020. Une fois ces vagues passées, la courbe a cependant toujours repris le sens de la hausse.

La raison est simple : la demande y est largement supérieure à l’offre. Et plus nous serons nombreux, plus la demande grossira, sans que la surface de Paris n’augmente pour autant !

Ce sont avant tout les économies de loyer qui font de la résidence principale le meilleur moyen de se construire un patrimoine.

Et si les foules continuent de se presser aux portes des agences, c’est pour une raison simple : il sera toujours plus intéressant d’acheter que de continuer à payer un loyer. On l’oublie trop souvent : ce sont avant tout les économies de loyer qui font de la résidence principale le meilleur moyen de se construire un patrimoine. L’appréciation immobilière, c’est du bonus !

La question du « bon moment » pour acheter ne se pose donc pas vraiment vis-à-vis du marché immobilier. En revanche, savoir si c’est votre bon moment est primordial. Finances, envies, objectifs… Décryptage des éléments à prendre en considération pour se lancer.

Êtes-vous financièrement prêt à acheter ?

Acheter, c’est d’abord une histoire d’argent. Il est donc indispensable de commencer par évaluer vos moyens financiers.

Avez-vous un apport suffisant pour acheter ? 

Première question que vous posera votre banquier ? « Avez-vous un apport ? ». Son raisonnement est simple : pas d’apport, pas d’emprunt ! À combien doit-il s’élever pour pouvoir vous lancer ? À hauteur de 10 % du prix du bien, au minimum. 

Quelles sont les mensualités maximales que vous pouvez supporter ?

Deuxième question à considérer : pourrez-vous faire face au budget mensuel qu’induira votre achat immobilier ? Pour la banque toujours, il comprend :

Le tout divisé par le nombre de mois sur lesquels s’étalera votre remboursement.

« Cette somme ne doit pas dépasser 33 % de vos revenus mensuels »

, dixit la banque, qui considère que, si ce montant est supérieur, vous aurez de grosses difficultés à rembourser votre crédit, ce qui n’est pas dans son intérêt.

Surtout que, dans la réalité, d’autres frais vont s’ajouter :

Astuce

Ces chiffres, qui varient évidemment d’un appartement à l’autre, peuvent vous être fournis par le vendeur. N’oubliez pas de les demander avant de vous lancer !

Lire aussi : Les coûts cachés d’un premier achat immobilier

Avez-vous calculé votre saut de charge ?

À ce stade, vous pouvez déjà comparer ces sommes à vos dépenses actuelles. Papier, crayon, colonnes :

La différence entre les deux colonnes s’appelle le « saut de charge ».

Si le montant de droite est inférieur ou égal à celui de gauche, pas de doute, vous avez les moyens de votre projet. En revanche, s’il est supérieur, il est important de vérifier que vous pourrez supporter cette différence chaque mois, sur le long terme.

Le meilleur test ? Mettre de côté ce fameux saut de charge pendant 3 mois, comme si vous le dépensiez déjà.

Vaut-il mieux attendre (un peu) ou acheter plus petit (d’abord) ?

Vous avez fait un rêve trop grand, ça arrive. Il est normal de préférer la vue sur Seine à celle sur cour, normal aussi de vouloir une salle de bain claire et spacieuse plutôt que sombre et biscornue. Mais maintenant que vous avez regardé la réalité des chiffres, plusieurs alternatives s'offrent à vous. Parce que, quoi qu’il en soit, il faudra bien vous loger.

Option 1 : Attendre une augmentation de vos revenus

En espérant que, d’ici là, le prix de l’immobilier n’aura pas monté au même rythme. Cela peut être une bonne stratégie, surtout si elle vous permet d’économiser un peu d’argent pour faire grossir votre fameux apport.

Gardez néanmoins à l’esprit que ne pas acheter, c’est continuer à payer un loyer ! Car devenir propriétaire, c’est surtout :

Option 2 : Revoir vos ambitions à la baisse

En termes de quartier ou de mètres carrés, par exemple. Optez pour un premier achat plus raisonnable que coup de cœur, mais qui reste malgré tout agréable à vivre. Même petit, ce premier appartement prendra très probablement de la valeur au cours des quelques années où vous l’occuperez.

Et si les prix baissent d’ici là ? Ce n’est pas grave, puisqu’à ce moment-là, vous pourrez également en profiter pour acheter moins cher votre bien suivant.

Attention cependant à un point : n’achetez pas si vous ne vous voyez pas rester au moins quelques années dans ce premier appartement, le temps d’amortir les coûts de l’acquisition, en tête desquels les frais de notaire (comptez 8% du prix du bien !).  acheter trop petit pour racheter plus grand immédiatement, c’est payer deux fois ces frais de notaire… À méditer !

Vous doutez encore ? Démonstration !

Aujourd’hui, vous achetez un 45 m2 à 10 000 €/m2 (prix du marché actuel). Vous mettez vos 40 000 € d’économies dans votre apport et empruntez le reste. Dans 6 ans, parce que votre foyer s’est agrandi et que votre salaire a augmenté de 5 %, vous avez envie de plus grand :

Pas encore convaincu ? Faites d’autres scénarios par ici !

Option 3 : Achetez avec Virgil !

Si vous en avez assez de devoir faire des compromis ou de décaler indéfiniment votre projet et de continuer à payer un loyer, vous pouvez prendre un raccourci : le co-investissement Virgil. 

En une ligne : Virgil co-investit à vos côtés pour vous permettre de devenir propriétaire selon vos propres termes. Vous trouvez l’appartement de vos rêves et nous l’achetons avec vous. 

Nous avons imaginé une solution simple pour vous fournir le capital dont vous avez besoin pour compléter votre financement. Il s’agit d’un co-investissement (et non d’un prêt), qui vous permet d’acheter les m2 qui vous manquent ou de vous installer dans le quartier rêvé.

C’est une nouvelle façon de devenir propriétaire : sans compromis et au moment où vous l’aurez choisi.


Pourquoi ne faut-il pas attendre que les prix baissent ?

Vous avez fait le test de la cagnotte, et vous n’avez pas les moyens de vos rêves. Parallèlement, vous avez noté que les prix du marché parisien ont légèrement baissé depuis quelques mois, et vous vous dites que ça pourrait continuer, jusqu’à ce qu’ils atteignent ceux du marché de Limoges... C’est vrai que ce serait une affaire ! Et puis, l’autre avantage, c’est que, puisque votre cagnotte est pleine, vous pouvez l’utiliser dès demain pour partir en vacances.

Chouette ! Ou autruche ? Tout est possible évidemment, mais cette éventualité est très peu probable. Et miser dessus équivaut plus ou moins à faire le choix de ne jamais acheter… et donc de ne jamais se construire de patrimoine au lieu de dépenser des loyers.

Le meilleur moment pour acheter ? C’est lorsque vous vous sentez prêt


Et si vous avez vraiment envie d’acheter, mais pas tout de suite ? Parce que, aujourd’hui, ça vous semble vertigineux, parce qu’il vous manque juste une dernière étape en plus, quelques mois de location supplémentaires, pour espérer être plus serein. Ce n’est pas forcément rationnel, mais passer en force ne le serait pas non plus.

Donc soufflez ! Et peut-être qu’après vous être confronté aux chiffres et aux tests proposés, vous serez plus apaisé. Prêt à accepter le fait que payer un loyer ou payer la banque, c’est un peu la même chose finalement. Sauf que l’un est à fonds perdus et l’autre vous permet de construire un projet.

Le meilleur moment pour acheter, c’était il y a 20 ans. Le second meilleur moment, c’est maintenant.

Conclusion, un peu comme le proverbe qu’on dit chinois et qui concerne les arbres (et le bon moment pour les planter) : le meilleur moment pour acheter, c’était il y a 20 ans. Le second meilleur moment, c’est maintenant. Et si vous achetez dans 2 ans, on rajoutera encore une phrase à ce proverbe. Vous l’aurez compris, les bons choix, ce sont ceux qui correspondent à vos besoins. Le tout est de bien comprendre l’impact et les conséquences de chacune des options qui vous sont proposées.

Copyright Lucas Chombart