Trouver LA pépite à Paris - cet appartement coup de cœur, bien placé et accessible financièrement dont vous rêvez - s’apparente bien souvent à chercher une aiguille dans une botte de foin. Alors l’idée de la voir vous échapper pour un tout petit détail est tout bonnement insupportable.

La bonne nouvelle ? Vous n’êtes ni les seuls, ni les premiers primo-accédants dans cette situation. Pour vous éviter d’être hantés par des “Et si j’avais” en boucle, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui ont réussi à acheter l’appartement de leur rêve à Paris.

Objectif : comprendre ce qui a fait la différence !

Être le premier coûte que coûte 

La concurrence à Paris est telle que pour remporter le bien de ses rêves il faut s’accrocher et surtout… être le premier !

« On a fait 25h de queue, mais on a obtenu le lot ! » 

Intéressé par un appartement sur plan convoité, Romain a vite compris que ce serait décisif : « Au moins 10 personnes voulaient le même lot que nous : il fallait se battre si on ne voulait pas le laisser passer ! On nous a explicitement conseillé de venir bien en avance, pour se positionner dans la file d’attente en pleine nuit... Et effectivement, on n’était pas les seuls. Au final, on a fait 25h de queue, mais on a obtenu le lot ! » 

Jouer la carte de la persévérance, quitte à frôler le harcèlement


Vous avez été on ne peut plus réactif, mais votre email s’est perdu dans les 124 appels et 67 SMS reçus par le vendeur ou par l’agence… de quoi perdre patience et se décourager !

« J'ai laissé un message, et dans la foulée, j’ai envoyé un mail. Et puis j’ai rajouté un texto par-dessus. »

Échaudée par ses appels sans réponse, Laura n’a pas hésité à se montrer insistante : « J’ai appelé dès que j’ai eu la notification Seloger. Comme très souvent, personne n’a répondu. Mais cette fois, hors de question d’abandonner ! J’ai laissé un message, et dans la foulée, j’ai envoyé un mail. Et puis j’ai rajouté un texto par-dessus, pour être sûre ! Et là, miracle : je reçois un SMS en me disant que les visites démarreront le lendemain. J’ai pu me positionner pour le 1er créneau et ça a été déterminant pour la suite ! »

Prouver sa capacité de financement dès la visite

Bâtir un dossier EX-EM-PLAIRE, c’est indispensable, prouver sa capacité de financement dès la visite de l’appartement, c’est décisif ! Prenez le temps de comprendre ce que regardera le banquier pour valider votre demande de financement et peaufinez vos finances en amont : il ne vous restera qu’à vous entretenir avec votre banque pour décrocher une attestation qui vaudra de l’or pour le vendeur.

Romain se souvient « on avait pris contact avec les banques en amont pour montrer d’emblée qu’on pouvait financer le projet. Le jour J, on est arrivés avec la simulation bancaire en poche : ça nous a aidé à faire la différence ! ». 

Ne pas négliger l’empathie

Si les critères rationnels pèsent (très) lourd dans la balance, le volet émotionnel peut être déterminant auprès du propriétaire. N’hésitez donc pas à bien étudier le dossier de l’appartement en question, à montrer de l’intérêt pour l’histoire du lieu et l’ancien maître des lieux. Pauline se souvient :

« Pendant la visite, j’étais en mode opération séduction. »

Après la visite, j’ai écrit un petit mot à la propriétaire pour lui dire qu’on ne changerait rien à l’appartement qui nous plaisait énormément… sauf les fenêtres pour améliorer substantiellement la performance énergétique du bien. Comme c’est une personne passionnée par le développement durable, l’argument a fait mouche ! ». 

Être bien accompagné pour la contre-visite et se faire confiance

Investir plusieurs centaines de milliers d’euros dans un bien, ça fait peur. Il est donc primordial de bien s’entourer avant de sauter le pas… au risque de se décourager. Professionnels de la rénovation, famille, amis… Gardez à l’esprit que les personnes présentes doivent avoir en tête votre projet, vos critères de sélection, et le rôle qu’elles ont à jouer. 

« Comme je stressais à l’idée de cet achat et du prêt qui allait avec, j’ai demandé à mon frère de m’accompagner lors de la contre-visite pour me donner son avis. J’adore mon frère, mais on ne vit pas du tout de la même façon : il a un immense appartement dans le Marais, alors que je visais un T3 un peu excentré », raconte Emmeline. « Le problème, c’est qu’il a évalué le projet par rapport à ses propres standards. Forcément, ça ne correspondait pas  et si je l’avais écouté, je ne l’aurais pas pris ! Heureusement, j’avais bien étudié le marché et je savais que c’était une bonne affaire. Aucun regret aujourd’hui ! ».

Réussir à se projeter

Certains biens ont le potentiel de devenir l’appartement de vos rêves à condition d’entreprendre des travaux. La capacité de se projeter est donc une qualité précieuse pour ne pas laisser filer une occasion en or. Mais c’est aussi un métier… La solution : ne pas hésiter à se faire accompagner d’experts de la rénovation dès la contre-visite pour confirmer l’étendue du travail (et le budget associé) et vous conforter dans ce projet.

« Mon Dieu, je viens de mettre 300 000 euros dans un bouge ! »

Ensuite, il vous restera à leur faire confiance ! « Quand je suis arrivée dans l’appartement le 1er jour des travaux, ils étaient en train de démolir un mur. J’ai vu ce gros tas de pierres en plein milieu de mon 32m2 et je me suis dit « mon Dieu, je viens de mettre 300 000 euros dans un bouge ! », se souvient Léa. « Mais le jeu en valait la chandelle : aujourd’hui, à chaque fois que je regarde mon salon, je me dis « mais quel changement ! Quel bijou ! »».

Ce qu’il faut retenir pour augmenter ses chances de décrocher l’appartement de ses rêves :